Quelques mots reprisés d’un 16 juillet :

Je marche. Le paysage soudainement se transforme. Un volume, une épaisseur, un chant. Les signes affluent depuis différents lieux. Certains m’atteignent plus rapidement que d’autres. Ce matin, c’est une musique du vent dans les arbres, le souvenir d’un petit frère qui, si la vie s’était comportée mieux comme dit la chanson – serait cet autre adulte, la photographie d’un plat pays et quelques lignes dans ma messagerie.

Un dimanche en lisière.

Marcher pour ne jamais quitter la lisière, garder ses perceptions en mouvement, avoir pour compagnons de route tous les êtres croisés et toutes les choses aperçues le long du chemin.

Ce soir, je termine la lecture d‘Elisée. Avant les ruisseaux et les montagnes de Thomas Giraud. C’est un très beau livre, simple et plein de détours et de densité à la fois. Une écriture de ruisseaux, de ceux (et celles) qui font les grandes rivières. Une écriture patiente. Sur le fil tenu d’une page. On voudrait pouvoir en équilibre tenir sur l’arête. On ne danserait pas. On écouterait la rivière. On suivrait du regard les sillons dans les champs. On dormirait peut-être.

 

 

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