“Hier voyageant sous les orbites
Sous la poussière j’ai entendu notre écho
J’ai entendu s’écrouler les frontières

Je suis revenu et on aurait dit que la stupeur m’avait fait oublié là-bas mes pas.
Mes pas ? Oui, comme si je les voyais circulant librement entre artères et poumons
décrivant des courbes, s’insinuant incertains et confus
dans les replis des hanches et dans la peau
dans un abîme qui ne les connais pas
Comme si je les voyais de retour

Ils passeront, mes pas. Vous ne pourrez les voir
Entre nous s’échange une langue pour la distance
que nul autre ne comprend.”

Adonis

Advertisements

Langue pour la distance

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s