En fin

Je t’écris avant que le jour ne tombe
Le bleu du ciel a des teintes d’été
après l’automne frisquet d’hier 
et la neige des premières heures.

La nuit dernière,
à portée de main,
les feuilles de papier demeurées vierges
à sombrer

dans la folie
d’un non-mouvement.

L’air humide de larmes maladroitement contenues,
brusquement échappées 
à l’instant d’une collision 
telle que nos histoires seules savent en fabriquer.

Des histoires à la fois tapies en nous
et en dehors,
hors de portée.

Flagrante déflagration d’un dehors-dedans.
Nos trajectoires faites d’impossibles en embuscade.

La vie diffractée.

Où l’on ne sait finalement jamais
Si la fuite est répétition ou échappée.

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