A propos

« La poésie ne vient pas après la science, pour célébrer
le triomphe de la raison sur la nature.  Elle vient avant la
science, lorsqu’avec davantage d’humilité, nous
reconnaissons que nous devons notre existence au
monde que nous cherchons à connaître. »
Tim Ingold, Marcher avec les dragons

experiencespoetiques est un lieu où la recherche balbutie, se compose et se recompose.
Un lieu de traces et de tissages. Entre mots et images.

Ce site vient accompagner mes activités d’écriture, de médiation, de recherche et d’enseignement. Pour toute question, vous pouvez me contacter par mail : experiencespoetiques@gmail.com

Au départ (mai 2015), ce site a été créé pour accueillir et rendre plus directement accessible certaines ressources liées à mon mémoire de recherche de Master 2. J’étais à ce moment-là en quête d’autres formes de partage des découvertes faites au gré des cheminements et des rencontres. Même figé pendant de longs mois, ce site a fait office de lieu, un lieu d’appel, un lieu rêvé, le signe d’une utopie à faire grandir… celle d’une circulation possible entre différentes formes de langage, en deçà et au-delà du régime discursif dominant dans les sphères politiques, scientifiques et techniques. Explorer d’autres formes du “dire” et du “donner à voir” pour peut-être apercevoir, sans oublier parfois aussi de simplement “raconter”… ce qui est loin d’être aussi simple que ce que l’on tente parfois de nous faire croire…

« Il y a un corollaire au principe que la connaissance du nom de la chose nous donne le pouvoir d’agir avec cette chose. C’est ceci : les noms que nous nous choisissons, le langage que nous utilisons, ont aussi du pouvoir avec nous et nous donnent forme. Les noms font corps avec des manières de penser. Ils charrient à la fois l’idée et le contexte. Quand nous choisissons un nom faux, nous mettons une idée dans un faux contexte, et elle change de forme, devient peut-être quelque chose que nous ne voulions pas. Et parce que notre langage a été lui-même forgé par la culture de la mise à distance, dès que nous choisissons des noms qui font que les choses ont l’air agréables, acceptables, admirables, respectables, académiquement solides, scientifiques, nous sommes presque toujours en train de replacer la chose dans le contexte de la mise à distance – et de lui enlever son pouvoir en diminuant le nôtre, en nous aliénant à nouveau. Les noms des formes de pensée de l’immanence, les noms porteurs de pouvoir sonnent souvent simples, enfantins ou menaçants, quelquefois amusants. Ce sont des mots dérangeants, magie par exemple. Ou sorcière. »

STARHAWK. Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique

(1982 pour l’édition anglaise). Paris : Cambourakis, 2015

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