Celui qui se rêve
finit par se perdre
dans les eaux d’un fleuve
dont il ignore le cours.

S’il se rejoint,
c’est au-delà de toute attente
dans l’incroyance et le doute.

Max Alhau,
D’asile en exil

un corps se délie peu à peu
je retrouve la souplesse et le goût
des instants complices
même s’il s’en trouve surpris

je ne sait toujours pas ce qu’il cherche
peut-être tout autre chose
qu’auparavant

c’est le début
d’un dénouement

je attendait
depuis longtemps
le jour où les mots reviendraient
où je pourrais
de nouveau
me jeter à l’eau
avec eux

quelque part
entre la peur d’être découverte
et le délice de ne pas avoir froid aux yeux

je ne sait pas d’où ça lui vient

ce retour de la parole