Récits-enquête

 

0. ça a tout l’air d’un impossible récit,

celui de quelques années de recherche(s) qui a principalement multiplié les questions,

inscrivant dans une certaine continuité, ou (ap)parenté, – à travers le cheminement par l’enquête – une multiplicité de petites expériences et autres expérimentations visant à agir-lire-penser à plusieurs (autrement dit coopérer ?),

parfois dans et souvent hors les murs de l’Université,

// une fiction partiellement réalisée ou éprouvée en quelque sorte, //

1. la narration ici tentée vise moins à établir une réalité commune qu’à chercher à re-communaliser l’expérience pour permettre à tou·te·s celles/ceux qui le souhaiteront de s’en ressaisir en critique et en acte,

l’enjeu est d’ouvrir l’atelier de la recherche, fut-il déjà un atelier de bric et de broc, parfois sans plafond, mais reposant tout de même sur des supports, des dispositifs, des media qu’il semble important de rendre explicites et visibles, pour aussi pouvoir en percevoir et en réinterroger les textures et les soubassements cachés,

2. parce qu’il est insupportable de n’avoir plus qu’à tenir les murs,

parce que tout ce qui aujourd’hui s’effrite dans nos lieux de pensée, de vie, de transmission et autres liens « institués » est partie lié aux types de rapports au(x) monde(s) que “nous” – au travers de nos relations et de nos institutions – contribuons à reproduire ou à laisser s’immiscer,

et parce qu’aussi en lisière et par nécessaire résistance, des franges d’expériences qui font différence ont bien lieu,

3. ainsi non seulement ouvrir l’atelier mais espérer aussi multiplier le franchissement des seuils, les circulations, avec la liberté de se reconnaître complétement ou non in fine dans ce qui se fabrique et avec toutefois la possibilité de s’en approcher, et surtout, poursuivre l’incessant effort de traductions** entre nos langues et nos mondes sans oublier, nier ou négliger les logiques sociales et politiques qui imprègnent déjà fortement nos façons de penser et nos agirs.

4. à l’instant déjà, faire avec les liasses papiers, cahiers et autres traces éparses de processus protéiformes, retracer des conversations et se risquer à des erreurs d’analyse, aller à la confrontation des regards et des vécus,

// y aller à plusieurs ? //

5. espérer ainsi dénouer et renouer des fils pour approfondir l’expérience et quelque part aussi peut-être possiblement la prolonger, la transformer selon des modalités et le long d’itinéraires encore à inventer,

 

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Reprises d’itinéraires (pour des narrations à venir)

# coopérer depuis l’Université ?

# les arts de l’attention comme travail social ?

# le séminaire de printemps

# les arts de l’attention et les possibilités de vie

( dans les ruines du capitalisme ?)

# le séminaire-pirate

# la conversation de gestes & autres Fabriques

# les transitionnements exploratoires

# la recherche-action Travail

# le séminaire Pensées des charnières

# kabanamots

# z’inclassables

# la petite permanence de recherche

# l’atelier de lecture

# le senselab

# les Traversées

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A chaque expérience, des lieux, des échelles d’espaces et de temps, des media, des types d’attention, des productions, des traces et des longueur d’ondes qui différent, parfois se croisent, parfois s’ignorent et peut-être dans la reprise aussi se prolongent et se recomposent…