Cabane(s)

“Du reste, je suis persuadé que si l’on brandit des branches, c’est bientôt pour construire des cabanes. La littérature, pour ceux de mon espèce, consisterait à célébrer soukkot, la fête des cabanes — lorsque, toujours provisoirement, on quitte son logis pour s’inventer une précarité, pour se mettre à la merci des avanies, des joies, des surgissements, et que l’on fabrique une structure à la fois neuve et archaïque, avec des branches — et ce qu’il faut de crottin de cheval. On peut penser que la cabane n’est qu’un lieu d’affreuse solitude, on peut se dire que c’est le lot de Caïn d’aller y vivre, mais avant de la démolir on se souviendra qu’elle est aussi l’espace où retrouver à volonté “la fraîcheur d’émotion de l’enfance” (André Breton), un instrument qui permet de lutter contre “tout ce qui dépouille l’homme de son étonnement” (Pascal Quignard). Celui qui bâtit une cabane n’a qu’une hâte, qu’une idée en tête, et c’est d’y accueillir un invité de choix — une folle, un fuyard, le Christ ou le premier venu, celui que rien encore ne distingue des autres.”

David Bosc,  La Fête des  cabanes

 

Page de l’événement : https://www.facebook.com/events/218851582020405/

Feuilles du fanzine de la Kabanacoupécollé en téléchargement sur le site des doctorant·e·s de Litt&Arts : https://doclittarts.hypotheses.org/kabanamots

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VICTIMES DU VENT
D’un coup de vent qui aurait détruit la Kabane

“Cette nuit le vent a détruit la Kabane… pourtant tout était bien accroché…
Cette nuit le vent a détruit la Kabane… pendant que nous avions le dos tourné.

Nous avons eu d’autres épisodes dont le vent nous a décollé les affiches sur le murs, les panneaux et les signalétiques.

vigi et pirate sont dans un bateau. Le vent souffre, qui tombe à l’eau ?

L’eau est une façon symbolique de représenter la circulation, des savoirs et des non savoirs dans un espace limité ou non. L’eau peut être agitée telle une vague représentant un engouement positif ou non. Alors c’est la liberté qui tombe à l’eau et ainsi circule et nous innonde.

mais quoi faire après le passage du vent ?

HISSER LES VOILES
TRANSFORMER LA KABANE EN PLANCHER
BAL PLANCHER

(et installer un peu plus loin, une cabane  épouvantail pour
leurrer le VENT-DALISME) Si le vent a soufflé sur notre graine d’utopie
(concrète), c’est pour mieux la disséminer , que germent en d’autres
lieux et en d’autres temps les champs fleuris de notre émancipation.
et que la horde s’agence pour contrer les abrités !”

Récit écrit collaborativement lors du séminaire « Faire la ville : le rôle des collectifs autonomes dans l’invention d’un nouvel en-commun» – 26/11/16.

Extrait du fanzine Vent-alisme édité par le collectif KABANE en novembre 2016.

Kabane est un collectif expérimental nomade, qui travaille sur la production de nouvelles formes de vie et de rapport social.

Le site de Kabane : http://kabane.org/informations/

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